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Les jardins des vices et vertus à la DRPJ

Iustitia est habitus animi,

communi utilitate conservata, suam cuique tribuens dignitatem

Cicéron, Ier siècle Av. J-C

La Justice désigne une valeur dont la caractérisation paraît instinctive, nous y sommes tous confrontés au quotidien. Cependant, sa définition exacte se révèle complexe car elle doit concilier des principes fondamentaux et immuables avec une société changeante et des parcours individuels singuliers.

L’idée de justice fait référence à l’égalité, ou du moins à l’équilibre dans les relations entre les hommes. Une formule médiévale la définit comme « l’art du bon et de l’égal ». Mais qu’est-ce qui est bien ou mal ? La morale chrétienne, les mœurs féodales, les idéaux révolutionnaires, puis républicains, croisent l’histoire de la Justice et génèrent des regards différents  sur les vices et les vertus des hommes.

Ces jardins pour le nouveau bâtiment de la Direction Régional de la Police Judiciaire proposent une promenade à travers 7 jardins-terrasses, paysages allégoriques interprétant 7 vices et vertus modernes.

De leur origine, les jardins étaient considérés surtout comme une expérience spirituelle. Ils représentaient la relation entre l’Homme, la nature, le cosmos et les divinités. Heredium, jardin zen, persans, à la française, des formes successives ont incarné cette capacité de symboliser des concepts et de projeter les hommes ailleurs.

Les 7 terrasses de la Direction Régionale de la Police Judicaire s’inscrivent dans cette tradition en offrant des ambiances variées qui mettent en scène le dialogue entre un vice et une vertu à chaque fois ; leur confrontation, leur contamination, l’échange et la recherche d’un équilibre.

Les terrasses, positionnées au cœur du bâtiment, relient entre elles les différentes brigades. Raccourci agréable à emprunter, elles offrent des lieux d’arrêt, de travail et de réflexion.

Depuis la rue le bâtiment montre sa façade sévère. Une fois à l’intérieur on découvre un cœur de bois et végétation qui offre un  abri  pour l’humain qui habite ces lieux.

Vices et vertus sont le fil conducteur de ces paysages à vivre et à contempler en se remémorant ce que Cicéron décrivait au Ier siècle Av. J-C: la justice est un état moral, observée pour l’utilité publique, qui donne à chacun sa dignité.

 

                       


Concours, Oikos sous-traitant de Brunet et Saunier architectes. Credit images: BSA architectes


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